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La situation se passe de commentaires

J'envoie juste mon soutien à Tim et sa famille

# Posted on Saturday, 07 November 2009 at 4:49 AM

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Tim voulait vous dire qu'il vous aime tous et vous demande de venir lui dire au revoir samedi à 14h en l'église Saint Eloi de Dunkerque avec vos motos.

Mateï organise une marche ce samedi à 10h sur le sable de Dunkerque,départ face au casino.

# Posted on Tuesday, 10 November 2009 at 10:27 AM

Edited on Wednesday, 11 November 2009 at 4:05 AM

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photo : Yamaha

Parce que tu m'as apporté beaucoup !
Parce que grâce à toi j'ai avancé !
Parce que grâce à toi je me suis relevée !
Parce que rien qu'avec un sourire, une parole tu m'ensoleillais !
Parce que tu as toujours été là !
Parce que tu m'as fait rêver !
Parce que tu m'as apporté, et que tu m'apportes encore, de la force !
Parce que je t'ai promis de me battre et de "tout déchirer" !
Parce que tu as toujours étais toi, l'unique, le seul !
MERCI ! Jamais je ne t'oublierai ! Repose en paix Tim !



# Posted on Wednesday, 11 November 2009 at 3:37 AM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 1:57 PM

Article paru dans Le phare dunkerquois (édition du jeudi 19.11.2009)

Article paru dans  Le phare dunkerquois (édition du jeudi 19.11.2009)
L'adieu à Timoteï Potisek, le début d'une légende


Tim aurait adoré. Toute la journée, son clan, l'a répété : « C'est ce qu'il aurait voulu... » Alors, il a eu la force de tout mettre en ½uvre pour offrir au champion une sortie de rock star, teintée d'émotion, bercée de nostalgie mais aussi, bizarrement, belle comme un jour de victoire.


Le public, entre 6 et 8 000 personnes sur la journée, est venu non seulement rendre hommage à l'homme mais aussi et surtout saluer ce performer du monde de la moto. Tous, motards, anonymes, Dunkerquois, régionaux, enfants, adultes, adolescents et adolescentes, étaient présents pour soutenir la famille et grossir la haie d'honneur réservant au corbillard un tapis rouge d'applaudissements.

Un ange au regard farceur...
Dans son cercueil blanc cassé, coincé sous des milliers de fleurs, Tim a sans doute apprécié. A moins qu'il n'était déjà là-haut, emmené par ses ailes d'ange ajoutées sur ce magnifique portrait, accroché sur le Kursaal et tourné vers la mer. Dans sa combi, le pilote a fière allure, comme d'habitude. Il fixe l'horizon dans un regard dont lui seul a secret. Il ne sourit pas et pourtant..., sa mine est celle d'un gamin farceur : « Tim nous a encore joué un drôle de tour, crie Rudy, on nous avait promis la tempête et regardez, ciel bleu, pas une miette de vent. » Rudy Potisek, paternel en passe d'enterrer son fiston et pourtant si digne dans son océan de tristesse. « Pleurer était une faiblesse pour Tim alors, je ne pleurerai pas », Matéï, son jumeau, a sans doute réservé sa peine pour son oreiller. Point final d'une journée qui restera dans les annales du Dunkerquois. Jamais, même pour l'enterrement de Cô-Pinard en 1987, la cité de Jean Bart n'avait été envahie d'une telle émotion, mêlée de passion et de fascination. Dès 10 h, 2 000 personnes ont marché sur la digue de Malo, sous des rayons de soleil orangés d'un automne devenu d'un coup radieux. En première ligne, les Potisek, Marie-Annick la maman, Aurélie l'épouse, Sergeï et Mateï, les frangins, Vincent Leignel et Stéphane Dufay, les amis. Dans leur sillage, une foule à perte de vue. Une heure de marche, sur cette belle plage où Tim aimait courir et se confier. « Il me disait, “un jour, ce serait bien d'organiser une course sur cette belle plage de Malo. Si nous pouvons le faire, elle portera son nom. » Mateï confie un secret de jumeaux. La famille a décidé de tout partager dans cette journée orchestrée de A à Z. Dès 12h, la circulation a été interdite entre l'église Saint-Eloi et la place Charles-Valentin. Là, devant la mairie, la foule de motards a pris place. Sur le parvis de l'église, une source de larmes a noyé le bitume durant la cérémonie diffusée sur écran géant. A 12h45, Tim est entré. Ultime étape avant le berceau de Cassel.
Des milliers d'anonymes ont salué sa dépouille, certains ne pouvant s'empêcher de toucher ce cercueil devenu sacré. Tim adorait les gamins. Eux, le vénéraient. Des parents, pourtant conscients de la tristesse d'un tel événement, sont venus accompagnés de leurs enfants aux yeux noyés. Ces motards en culotte courte ont bien essayé de jouer les durs, cachés dans la file d'attente, retenant les larmes jusqu'au dernier moment, ce clignement fatal qui vous libère une vision devenue soudain plus floue. Benjamin Schot, accidenté au dernier Enduro, comme un signe du destin, aura été l'un des derniers à saluer le cercueil avant de fondre dans les bras de la famille Potisek.
Puis, il s'est retiré, caché près du confessionnal comme pour dissimuler sa peine. La cérémonie aura duré une heure trente dans une église Saint-Eloi, trop petite pour accueillir la foule. Sacré “Tim”, partout où il passe, il attire le public... Difficile de mettre une échelle dans ses sensations et pourtant, c'est dehors, un peu plus tard, sur le parvis de la mairie que l'agitation intérieure a été la plus forte. A ce moment précis où les champions du motocross, Stefan Everts, Arnaud Demeester, Thierry Béthys ou un Mickaël Pichon en larmes ont ouvert la route au convoi funèbre. Tim s'en allait pour de bon, sous un tonnerre d'applaudissement digne de ses plus belles victoires. De là-haut, sans doute levait-il son poing droit...

Un dernier chemin vers Cassel, son berceau
Il a forcément entendu ce concert de bécanes, ce hurlement mécanique, triste et respectueux, le plus beau des au revoir pour un jeune homme de 25 ans emporté par sa passion pour qui le ronronnement d'une moto était un chant de sirène. Un moment fort, d'une pudeur tout aussi incroyable, où les seuls débordements auront été ceux de ces passionnés, devenus fétichistes, bien décidés à toucher le corbillard à défaut de pouvoir l'embrasser. Un doigt sur le convoi funèbre avant de le porter aux lèvres, gestes maintes fois répétés. Toute la journée, la pluie annoncée, a évité le Dunkerquois, épargnant un public venu saluer une dernière fois son idole. Tim repose aujourd'hui au cimetière de Cassel, à deux pas du berceau, le terrain de motocross familial. Là où quand il était minot, Tim avait fait dévaler le 4x4 de haut en bas. Dieu seul sait quels tours il réserve maintenant aux champions qui, comme lui, ont rejoint le paradis bien trop vite...

Ahmed KARA

# Posted on Thursday, 19 November 2009 at 12:45 PM

Pierrick parle de Tim

Pierrick parle de Tim
photo et texte : www.pierrickpaget.com

Timotei,
Les hommes font l'Histoire, mais certaines fois les histoires font les hommes également.

Tu ne peux imaginer le nombre d'anecdotes que j'aurai à raconter à ton sujet pour le restant de mes jours...

On t'a d'abord décrit à moi comme le jeune fou, qui s'était cassé les deux bras lors d'un terrible crash au départ d'une course de sable à Hossegor. Je m'attendais à découvrir un barjot qui ne contrôlait pas tout, mais finalement en 2004, j'ai appris à connaître un jeune pilote de vingt ans qui fit son premier podium au Touquet.

Tu aurais dû être heureux ce jour là mais ce n'était pas le cas. Alors que le commun des mortels aurait sabré le Champagne toute la nuit, pour toi, c'était simplement une victoire manquée...
Je me suis alors dit que tu étais un gros prétentieux ou un futur vainqueur. La suite de ta carrière m'apporta la réponse...Tu étais sûr de toi, certes, et ce défaut en énervait plus d'un mais tu étais le meilleur, alors pourquoi le cacher ? Un très bon ami m'a dit un jour : « méfions nous des modestes, ils ont sûrement de bonnes raisons de l'être ! »

Quel show ! Tes deux victoires ont eu le mérite d'être impériales et ces deux Dimanches de Février, personne ne pouvait aller te chercher... Tu aurais pu en profiter seul mais dès la dernière heure enclenchée, ce fut un festival de partage avec le public. Une générosité sans limite et il se passera du temps avant qu'un autre pilote, en tête de la course la plus importante de l'année, fasse des « clickers », des « rupteurs », et s'arrête à chaque virage pour exhorter la foule avant même la ligne d'arrivée franchie. Pour te dire la vérité, par deux fois, tu avais agacé un paquet de bons pilotes en faisant cela...mais tu avais surtout régalé près de 300 000 spectateurs. Tu avais finalement bien raison...

J'ai mis à peu près deux ans à comprendre qui était le jumeau et qui était l'aîné. Par contre j'ai bien vite compris que tu aurais tout fait pour qu'ils te suivent dans ton succès. Tu leur faisait prendre ta roue à l'entraînement, me mettait le pression en me disant qu'ils étaient devenus plus rapide que moi, tu t'occupais quotidiennement de leur machine. D'ailleurs, je me rappelle encore de cet après midi de septembre à discuter tranquillement autour de ton atelier, alors que tu refaisais la fourche de ton frérot. Il avait roulé longtemps sans huile, tout était coincé, mais cela ne t'embêtait pas plus que cela de réparer ses bêtises. Tu aurais pu déplacer des montagnes au nom de la fratrie. Aujourd'hui Matei se rappellera à vie de son dernier tour en tête de l'Enduropale côte à côte avec toi.
Sergei était ton idole, tu m'en parlais avec des étoiles dans les yeux, mais ce que tu ne sais pas, c'est que c'était complètement réciproque puisque tu n'avais pas un seul supporter qui arrivait à la cheville de ton frère. Quand Sergei commençait à parler de toi, c'était un festival !

J'ai passé de bons moments à tes côtés, je me rappelle des roues arrières en scooter sans casque la veille d'Hossegor, je me rappelle de ta venue éclaire au terrain de BMX de Lille, où tu étais parti encore plus vite que tu n'étais venu après 2 tours de piste en vélo. Comment oublier tes apparitions ensoleillées dans le chalet du moto-club à Grayan, tes appels de dernière minute pour que je te fasse des kits décos, nos débriefing d'après course au téléphone, tes venues au terrain en vélo de route en restant 2 heures à prendre froid, et toutes les fêtes d'après Touquet ensemble, ou l'on a bu, rit, pleuré et où l'on s'est même embrassé ! je tenais à préciser quand même que tu étais peut être le fantasme de beaucoup de filles du Nord, mais pas le mien !

Ce qui me manquera le plus, c'est ta façon de me défier en parole, le fait qu'à peine mes deux roues posées dans le sable, tu partais à ma chasse. Oui ça me saoulait, mais aujourd'hui je m'aperçois que c'était une marque profonde de respect et cela me manquera beaucoup.
Tu aimais taquiner les gens et Lucie « Chonchon » aura également bien du mal à t'oublier...

La dernière fois que l'on a été en contact, je t'avais engueulé de ne pas avoir attendu un virage ou deux de plus pour doubler De Reuver car tu pouvais gagner devant Everts à Berck. Heureusement pour moi, je t'avais également félicité en te disant que je ne t 'avais jamais vu aussi rapide que lors de cette dernière manche. Je pensais que c'était le jubilé d'Arnaud, pas le tien...

On aurait dû être coéquipiers et je nous voyais déjà offrir le doublé à Yamaha France et Guillaume. Cela ne se fera pas et tu m'en vois désolé. Le jour du prochain Enduropale, je serai en haut d'une montagne, le plus près possible de toi. A quoi bon gagner une course si le meilleur n'est pas là. Je ne veux pas te voler ta victoire, je n'ai connu que des podiums heureux, celui ci risque d'être d'une tristesse affligeante, alors je passe mon tour... Tu as eu l'audace de partir au sommet, et dans mon c½ur, tu seras toujours le meilleur...
Par contre, tu m'as tellement parlé de ton circuit à Cassel et même si toi tu n'as jamais eu le temps de venir dans le Jura, je te promets que je serai présent derrière ta grille l'été prochain, et ce sera un plaisir de découvrir ce dont tu m'avais parlé avec enthousiasme, et cette journée sera pour moi une bonne façon de repenser à tous ces bons moments passés ensemble...

De toute façon, on se retrouvera là-haut, prépare le circuit pour moi...

Pierrick.

# Posted on Thursday, 03 December 2009 at 12:21 PM